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L'Armoire de Mamé

Blanche de L’Armoire de Mamé à Lille : « Réutiliser ce qui existe déjà »

Blanche chine toutes ses pièces elle-même. Elle a depuis peu commencé à elle-même créer, toujours avec du matériel recyclé !

21/01/2021, 16:48 | édité le 21/01/2021, 16:49


À 24 ans, Blanche en avait assez d’enchaîner les petits boulots et a donc décidé de créer sa propre friperie. C’est ainsi qu’est née L’Armoire de Mamé, une enseigne qui combine parfaitement ses deux passions : les objets et vêtements anciens, et l’écologie.

Qu’est-ce qui vous a poussée à ouvrir l’Armoire de Mamé ?

Après mes études, j’ai eu beaucoup de petits boulots et j’en ai eu marre. Donc je me suis posée pendant un an, et j’ai réfléchi à ce qui me plaisait vraiment dans la vie. Beaucoup de mes proches me disaient tout le temps que je portais des pièces belles et originales. Et j’ai toujours été très attachée à l’écologie. C’est après cette réflexion que je me suis dit que ça serait une très bonne idée, et également une manière de lier mes deux passions, d’ouvrir ma propre friperie.

À la fin de l’année 2019, j’ai donc commencé une formation avec la BGE pour ouvrir mon entreprise, et c’est à partir de là que j’ai créé l’Armoire de Mamé.

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Et donc, qu’y a-t-il dans la fameuse Armoire de Mamé ?

Alors, je propose une sélection de vêtements et chaussures de seconde main, chinés par moi-même. C’est vraiment moi qui sélectionne toutes les pièces dans chaque petite adresse qui constitue mon carnet de contacts. L’une des idées principales, c’était vraiment d’avoir des pièces qualitatives à des prix abordables. Je ne vends presque que des fabrications européennes et/ou des matières naturelles. En plus des vêtements et chaussures, je propose aussi tous types d’accessoires, encore une fois, de seconde main. Tout est de la seconde main !

L’idée plus générale de l’Armoire de Mamé, c’est de réutiliser ce qui existe déjà. De toute façon, la mode est un éternel recommencement.

Et puis, toujours dans cette idée de réutilisation, j’ai aussi commencé à proposer mes propres créations, que je recycle moi-même. Je crée par exemple des chouchous pour les cheveux, des bouillottes sèches, avec des tissus, torchons et draps recyclés, des bougies, des ceintures cravates, des pochons antimites avec les agrumes abîmés et invendus… Je customise aussi quelques pièces.

Attention, je ne suis pas couturière professionnelle ! C’est ma grand-mère qui m’apprend à coudre. Mais j’essaie de mettre ma petite patte là où je peux, et avec uniquement des choses qui sont recyclées (presque). Même le fil pour coudre vient d’Emmaüs. J’essaie de récupérer un peu tout ce que je peux trouver et d’en faire quelque chose !

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Vous n’avez pour l’instant pas de boutique physique. Est-ce un projet pour la suite ?

Non, pas du tout. À la base, je voulais faire énormément d’événements. Je voulais créer des partenariats avec des bars ou des petits salons de thé, et puis participer aux événements vintage. L’idée, c’était vraiment de participer à des événements chaque week-end.

Au final, pour l’instant, ça tombe un peu à l’eau. Mais de ce fait, j’ai fait un dossier de commerce ambulant, ce qui me permet de vendre sur les marchés. Donc je vends sur celui d’Arras tous les samedis, de 10h à 17h. J’aimerais bien pouvoir faire le marché de Wazemmes de temps en temps le dimanche.

Je ne veux pas du tout de magasin physique. Je veux vraiment que ce soit une boutique ambulante, 100% nomade. Le projet, c’est d’avoir une petite caravane, et de pouvoir transporter toutes mes petites pièces en dehors de Lille. Je veux vraiment sortir de Lille, afin que tout le monde puisse avoir accès aux friperies, et pas que dans les grandes villes.

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Qu’est-ce que l’application The-ring.io vous apporte aujourd’hui ?

J’aimerais vraiment avoir plus de visibilité sur Lille, parce que je trouve que je n’en ai pas assez. Je voulais profiter de mon emménagement à Lille pour aller dans les bars et les cafés afin de donner des cartes et faire découvrir mon concept… Mais au final, je n’ai pas pu le faire. Donc The-ring.io me paraissait être une autre manière d’avoir plus de visibilité ici.

Et puis c’était une autre façon de pouvoir vendre autre part que sur les réseaux sociaux, Vinted, mes points de vente, etc. Ça ne peut être qu’un plus !

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Quels sont vos projets pour la suite ?

Il y a plusieurs projets qui se développent petit à petit. Déjà, il y a mon site internet qui devrait arriver très prochainement, si tout va bien. Je pourrais enfin vendre également sur mon site internet.

Mais le prochain grand objectif, c’est de pouvoir vivre à 100% de l’Armoire de Mamé. C’est difficile de m’y consacrer à fond, car je travaille à côté, chez un primeur. Je m’étais dit qu’au bout d’un an, j’arrêterai ce travail pour me concentrer sur la friperie, mais au final, ça va prendre plus de temps, avec tout ce qui se passe en ce moment. Pour l’instant, l’Armoire de Mamé ne me permet pas de me payer, mais uniquement de rembourser mes dépenses.

J’aimerais aussi trouver d’autres événements auxquels participer. Et puis, j’économise aussi pour ma caravane !

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>> Retrouvez l’Armoire de Mamé sur l’application The-ring.io par ici : https://the-ring.io/shops/larmoire-de-mame-c44c6be8

Propos recueillis par Marine Souxdorf

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