Fabien de What’s Up à Lille : « Quand on fait ce qu’on aime, on le fait bien ! »

Fabien a ouvert son magasin en 2014. Son enseigne compte parmi les divers magasins de mode pour les jeunes proposés rue de la Clef.

20/01/2020, 19:04 | édité le 23/03/2020, 16:26


Fabien Fauquembert a ouvert son enseigne What’s Up en 2014. Son concept : revendre différentes marques de vêtements et proposer une personnalisation de ces produits grâce à un service d’impression sur textile. Son commerce est situé en plein cœur du Vieux Lille, au 13 rue de la Clef.

Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer votre commerce ?

J’ai toujours adoré les vêtements. J’ai toujours aimé m’habiller un peu différemment. Au lycée, on me taquinait tout le temps par rapport à ça. Quand j’allais à Paris pour voir les matchs de foot, j’en profitais pour voir ce qu’ils faisaient niveau mode. Et du coup, j’ai toujours bien connu les marques et tout ce qui était proposé dans ce domaine. Et petit à petit, j’ai évolué là-dedans.

Qu’est-ce qui rend votre commerce spécial ?  

Premièrement, nous vendons des marques qui se vendent très peu, parce que ce sont beaucoup de marques étrangères. Et notre nouveau service de customisation nous donne vraiment un côté différent des autres. Avec ces marques et la personnalisation, nos produits sont donc uniques et inédits !

Vous êtes dans l’un des plus beaux quartiers de Lille. Pourquoi avoir choisi le Vieux Lille pour ouvrir votre commerce ?

Il y a d’abord le charme du Vieux Lille, mais aussi la proximité avec les gares. C’était important que la boutique soit accessible. La boutique est destinée aux jeunes, donc il faut être à côté des transports en commun. On a énormément de clients qui viennent de grandes villes comme Dunkerque, Lens, Arras et ils viennent souvent en train. Et ce qui nous aide, ce sont les enseigne autour de nous, dans cette même rue : Superdry, Buzz … Ce sont des marques jeunes avec des clients jeunes. Et un client qui achète dans un de ces magasins est susceptible d’acheter ici. On voulait se retrouver parmi des marques connues, parce qu’en tant qu’indépendants, nous commençons avec un nom inconnu, et c’est compliqué de se faire connaître dès le début.

Que préférez-vous dans votre métier ? 

J’ai toujours aimé le rapport avec les clients et la vente. Mais ma vraie passion, c’est la création. Depuis que nous avons le service de customisation, je prends encore plus de plaisir dans ma boutique, parce que ça fait encore plus parler mon côté créatif.

Quelles sont les problématiques que vous rencontrez dans votre métier quotidiennement ?

Comme je suis revendeur de marques, parfois, les clients ne comprennent pas pourquoi une grosse marque propose de grosses promotions ou un plus grand choix de produits, par exemple sur internet, et que le magasin ne propose pas la même chose.

Mais internet nous pose pas mal de problèmes de manière plus générale. C’est une concurrence rude pour beaucoup de commerçants (comme pour Sylvie, représentante à Lille de la marque Schott) ! Il faut habituer les clients à venir acheter en boutique, parce qu’ici, ils peuvent essayer, prendre leur temps, être conseillés. Au final, les prix se rejoignent presque tout le temps, mais il y a des clients qui sont vigilants à la moindre différence de quelques euros. C’est dommage. Il faut donc leur faire comprendre que parfois, les prix sont distincts, mais que derrière, il y a un autre service, une autre qualité en boutique.

On ne peut pas concurrencer internet ! Mais on est en train de créer notre propre site, avec de la vente en ligne. Et si on arrive à faire ça bien, on arrivera peut-être à avoir aussi du poids dans le e-commerce.

Maintenant que s’approchent les élections, qu’attendez-vous des prochains élus ?

Honnêtement, rien. Parce que je sais qu’ils ne feront rien. De manière personnelle, je ne pense même pas voter. Après, c’est un choix personnel, ça n’a rien à voir avec la boutique, mais je n’ai vraiment pas confiance ! Je préfère faire ma vie de mon côté et me dire que rien ne va changer parce que dans 90% des cas, c’est ce qu’il va se passer.

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Voyez-vous une évolution depuis quelques années au niveau de la fréquentation des clients ? 

Il y a eu une grosse évolution les premières années, mais après ça a été constamment freiné. A partir des gilets jaunes et jusque maintenant avec les grèves … On n’a pas été épargné ! Niveau manifestation, ça n’arrête pas, on manifeste pour tout, tout le temps ! C’est dommage que notre évolution ait été freinée par tout cela, parce que je pense qu’elle aurait pu être exponentielle.

Comment gérez-vous votre présence sur les réseaux ?

Honnêtement, mal ! C’est quelque chose qui prend énormément de temps. On essaie de le faire faire au maximum par des personnes qui ont étudié ça, parce que maintenant, c’est tout une technique de gérer des réseaux sociaux : poster à la bonne heure, faire la belle photo… Moi, personnellement, je n’aime pas trop faire ça, et je ne sais pas trop faire. Alors on se développe petit à petit, en essayant d’être chaque jour plus présent sur ces réseaux.

Vous êtes référencé comme établissement connecté sur la plateforme the-ring.io. Pourquoi s’être lancé dans l’aventure ? 

Elle me donne de la visibilité en plus. Et quand on a à disposition des applications, des choses bien faites, et qu’on peut s’en servir à moindre coût, je pense qu’il ne faut pas hésiter à en profiter. Et ça nous aidera aussi à nous digitaliser.

Quels conseils donneriez-vous à un futur commerçant qui souhaite se lancer ? 

De foncer ! Je pense qu’il y a plein de possibilités. Et franchement, pour l’avoir vécu, il n’y pas besoin d’énormément d’argent pour se lancer. Il faut juste créer un projet solide. Et surtout : faire ce qu’on aime. Parce quand on fait ce qu’on aime, on le fait bien ! Et si on le fait bien, je pense qu’on peut réaliser de belles choses.

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