Sarah & Flo de Sacrées Mirettes, Lille : lunettes & verres eco-friendly

Saviez-vous que l’optique lunetterie est un secteur qui pollue beaucoup ? Ici, les lunettes sont eco-friendly et européennes 👓

Les  gérants de la boutique Sacrées Mirettes présentant des articles

Sarah et Florent, opticiens passionnés, travaillaient ensemble depuis plusieurs années. Lors du premier confinement, l’idée de se mettre à leur compte a fait son chemin jusqu’à ce qu’ils se décident à créer leur propre boutique d’optique à Lille : Sacrées Mirettes. Un endroit qui deviendra très vite une référence en matière de lunettes éco-friendly! 👓

Sacrées Mirettes opticien lunetier responsable Lille

Comment a commencé l’aventure Sacrées Mirettes à Lille ?

Sarah : Nous travaillions ensemble en tant qu’opticiens dans le Vieux-Lille. Et nous est venue l’envie de nous lancer ! À la sortie du premier confinement, nous avons vraiment mis la machine en marche et nous avons commencé à chercher un local. En juillet, nous sommes tombés sur ce local, avec cette vue sur la Cathédrale Notre-Dame de la Treille, en plein cœur du Vieux-Lille. Tout a bien suivi son cours, et nous avons ouvert en décembre 2020.

lunettes Sacrées Mirettes

Nous pouvons dire que vous n’avez pas un concept d’opticien “classique”. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce concept ?

Sarah : Justement, notre idée était que si nous nous installions à notre compte, nous devions nous démarquer et faire quelque chose qui colle plus à nos convictions. Et étant donné que l’optique lunetterie est un domaine qui pollue beaucoup, nous voulions travailler à notre échelle pour réduire cet impact sur l’environnement. Nous nous sommes mis à chercher des collections qui répondaient à cette demande, et nos recherches nous ont amenés à des collections vraiment sympas.

Florent : Peu de collections, d’ailleurs. L’idée n’était pas de travailler avec plein de marques différentes. Nous voulons bien travailler avec ce peu de marques, être proche des interlocuteurs. Chaque collection a une histoire qui nous plaît. Nous avons choisi des marques soit Made in France, soit Made in Europe. Et cela vaut aussi bien pour les fournisseurs de monture que pour les verriers. D’ailleurs, pour les verriers nous avons fait le pari de travailler uniquement avec des entreprises implantées sur le sol français. Nous voulions que ce soit le plus local possible. Et ça reste de la qualité !

Donc l’optique est un domaine qui pollue beaucoup ?

Sarah : Oui ! Les gens ne se posent pas forcément la question de comment sont fabriquées leurs lunettes. Par exemple, une personne va porter chaque jour des lunettes avec une monture en acétate, mais n’a peut-être pas idée d’où vient la matière première, d’où et comment elle est transformée, de comment elle est travaillée, etc.

Florent : Il y a beaucoup de gaspillage dans le monde de l’optique. Parce que les montures sont découpées dans des plaques, donc il y a toujours des surplus de matière qui ne sont pas utilisés. Ce qui est intéressant avec certaines marques avec qui nous travaillons, comme Dick Moby, c’est que les chutes d’acétate vont être recyclées pour refaire des lunettes. Ce qui nous permettra d’avoir de nouveau un produit fini avec une partie de la matière d’une première paire de lunettes. C’est top !

Il y a également différentes collections qui se lancent aujourd’hui dans la fabrication de lunettes avec du plastique recyclé.

Sarah : Il y a aussi l’impression 3D qui commence à se démocratiser. Ce qui est bien avec ce système, c’est qu’il n’y a pas de perte de matière, puisqu’on fait uniquement la pièce dont on a besoin. Et c’est un processus qui ne demande pas d’utilisation d’eau. Parce que pour fabriquer une monture en acétate classique, nous avons besoin d’énormément d’eau.

Tout ça, c’est une façon de penser qui commence à s’ancrer un peu chez tout le monde. Les fabricants ont conscience que de toute façon, il faut qu’ils prennent le virage maintenant, parce que je pense qu’il y a des marques qui vont à terme être amenées à disparaître s’ils ne changent pas. C’est ce que le monde attend aujourd’hui : faire attention à la pollution et à l’impact que chacun peut avoir.

Etagères de lunettes de la boutique Sacrées Mirettes

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer à deux ?

Florent : Parce qu’on s’entend trop bien ! Parce que nous sommes complémentaires dans ce que nous faisons. Du coup, le fait de se lancer à deux, c’est rassurant. Chacun apporte une pierre à l’édifice. Puis, nous avons un concept assez proche de la lunette, et un rapport au métier similaire également. Nous adorons le contact avec la clientèle, nous essayons de passer du temps avec eux. Nous avons aussi une sensibilité aux produits qui est assez proche, et ça marche assez bien comme ça !

Sarah : Oui, nous avons toujours adoré travailler ensemble, et c’est vrai que lui comme moi nous avions cette envie de nous lancer. Ça nous semblait même être une évidence !

Pourquoi avoir choisi Lille pour vous installer ?

Florent : Parce que Lille, c’est notre ville de cœur ! Nous y sommes depuis un moment, nous connaissons la clientèle, nous sommes d’ici, nous nous y sentons bien…

Sarah : Et même au-delà de ça, c’est notre quartier à tous les deux. Moi, ça fait quinze ans que j’habite en face de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille. Je ne me vois pas ailleurs qu’à Lille. Pour vivre, je trouve que c’est une ville tellement agréable, tellement intéressante, où il se passe plein de choses.

Florent : Et puis c’est un super emplacement pour une première boutique. Si le concept de Sacrées Mirettes plaît à Lille, si nous arrivons à le développer, je pense que nous pourrions toucher d’autres villes, mais pour le moment, c’était bien de commencer ici, je pense. En termes de visibilité, c’est beaucoup plus impactant.

Gros plan sur des lunettes des Sacrées Mirettes

Vous êtes commerçant, mais vous vendez des produits de santé. Comment gérez-vous cet équilibre entre ces deux domaines, commerce et santé ?

Sarah : C’est la base du métier ! Dès la formation, on nous explique qu’au-delà du côté esthétique, du visagisme, il y a avant tout la santé visuelle.

Florent : Ça reste la priorité, la santé visuelle. C’est assez intime finalement cette relation que nous avons avec les clients. Parce qu’ils viennent avec une prescription du médecin, et ils se livrent facilement. Nous avons vraiment ce rôle d’intermédiaire de santé. Nous avons un rôle de conseiller, nous sommes portés sur l’esthétique, le visagisme, mais c’est vrai qu’après, la finalité, c’est que la personne voie bien dans ses lunettes et qu’elle se sente à l’aise.

Sarah : Cela implique aussi de se tenir informé, de se former constamment aux innovations, aux nouvelles technologies, etc. C’est un métier qui évolue tout le temps, qui est vraiment polyvalent. On fait de tout !

appareil contrôle de vue dans la boutique Sacrées Mirettes

Vous avez créé une ambiance cosy au sein du magasin, pas forcément habituelle pour un opticien…

Sarah : Nous voulions créer une ambiance qui mette à l’aise. C’est vrai que souvent chez les opticiens à Lille ou ailleurs, par exemple dans des grandes enseignes, tout est très blanc, tout est très médical. Car ils veulent mettre en avant ce côté médical.

Florent : En général, avec Sacrées Mirettes à Lille, nous voulions casser les codes de la lunetterie classique. Le logo, le nom, ça ne ressemble pas à ce dont nous sommes habitués dans le monde de l’optique. Le but, c’était vraiment d’apporter une petite touche différente, un peu décalée, mais ce qui ne nous empêche pas de bien faire notre métier. Ici, vous vous sentez à l’aise comme à la maison. On discute, on se pose, on n’est pas pressé par le temps, et les clients repartent de là avec une expérience finalement plutôt inédite pour eux.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure The-ring.io ?

Florent : The-ring.io nous a séduits, parce que ça regroupe des commerçants du quartier, des commerçants locaux, parce que nous nous sentons accompagnés, et puis ça ne nous apporte que du plus !

Sarah : Oui, nous nous sentons épaulés dans la démarche. Et ça permet de gagner en visibilité. Ce n’est que bénéfique !

Les gérants de Sacrées Mirettes discutant derrière le comptoir

Quatre mois après l’ouverture, quel est le bilan ?

Florent : Nous sommes contents ! Ça se passe plutôt bien. Nous savions quand nous nous sommes lancés qu’il y avait la pandémie, et que c’était parti pour durer. Mais c’est tout, on fait avec !

Sarah : Après, c’est vrai que nous avons ouvert Sacrées Mirettes dans un secteur de Lille où il y a normalement beaucoup de bars, de restaurants, et de l’animation. Donc en ce moment, c’est plus calme. Mais nous sommes dans notre prévisionnel, on parle de nous en bien, et je pense que notre démarche est la bonne… Et puis, après, dès que les choses vont s’améliorer, si ça marche aujourd’hui, ça ne pourra qu’aller mieux par la suite !

Vitrine de la boutique Sacrées Mirettes

>> Sacrées Mirettes à Lille: 15 bis Rue du Cirque, 59800 Lille

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