Rendez-vous au Chalet des Santons au marché de Noël de Compiègne !

Vous y trouverez le plus grand choix de santons de crèche du Nord de la France !

25/12/2020, 08:00 | édité le 28/12/2020, 09:48

chalet des santons marché de Noël de Compiègne

Maxime Pourrier installe son Chalet des Santons sur le marché de Noël de Compiègne tous les ans depuis plus de 18 ans. Tous les ans, même cette année, car le marché de Noël de Compiègne est l’un des rares à tout de même avoir lieu cette année.

Nous sommes allés à la rencontre de Maxime.

Que proposez-vous donc dans votre chalet ?

Je vends de véritables santons de Provence, de la marque du Santonnier Marcel Carbonel, de Marseille, d’Escoffier, qui vient d’Aubagne, de Fouque, d’Aix en Provence…

J’ai un stand qui fait douze mètres de long. Donc là, sur le marché de Noël à Compiègne, on a le plus grand choix de santons de crèche du Nord de la France. Avec les différents santonniers et les différentes tailles, nous avons à peu près 2000 références présentées ici.

J’ai des lots de santons moins chers, pour qu’ils soient accessibles à tous. Et je vends également de la décoration de crèches, des crèches italiennes, des décors italiens, etc. Et sans oublier le pain d’épice d’Alsace.

Les marchés de Noël, c’est vraiment une tradition dans votre famille ?

Oui ! Pour vous dire, c’est mon père qui a créé le marché de Noël de Compiègne, en partenariat avec la ville, il y a à peu près 25 ans. Donc pendant la période de Noël, c’est traditionnel, je suis au marché de Noël de Compiègne. Imaginez-vous, cela fait plus de 70 ans que ma famille habite à Compiègne.

En temps normal, ma famille est aussi sur les marchés de Noël de Strasbourg, Luxembourg, Metz, Lens, Saint-Quentin…

On met également la grande roue en place à Mulhouse. C’est d’ailleurs mon grand-père qui a mis en place le marché de Noël de Mulhouse. Donc autant vous dire que ça fait des années que nous sommes dans les marchés de Noël et dans les produits de Noël. Je ne suis pas arrivé là par hasard !

Vous êtes sur le marché de Noël pendant les fêtes. Et quel est donc votre profession le reste de l’année ?

Le reste de l’année, nous sommes sur les foires. Je suis confiseur : je vends du nougat, des gaufres, des croustillons sur différentes foires du Nord, de l’Est de la France, jusqu’au Luxembourg.

Pourquoi vous êtes-vous focalisés sur les santons ?

A la base, c’était une idée du maire de Compiègne, qui est toujours le maire actuel, Philippe Marini. A la base, on proposait des produits de décoration de sapin. Mais lui, c’est un grand collectionneur de santons. Et il a donc dit à mon père que ce serait génial d’avoir des santons dans le marché de Noël.

C’est comme ça qu’est né le Chalet des Santons à Compiègne. Au début, on l’a un peu fait pour lui faire plaisir, mais on a vite vu qu’il y avait une véritable clientèle, une véritable attente dans ce domaine.

Comment se passe le processus de création d’un santon ?

Moi, je commande mes santons au mois de février et je vais les chercher au mois d’octobre, pour les vendre uniquement au moment de Noël, au mois de décembre. Je ne les sors qu’une fois par an.

Pourquoi février ? Parce que les santons prennent presque un an à être fabriqués. Quand vous commandez vos santons, il y a des références, il y a toutes les tailles, etc. Le processus de travail d’un santon est très long.

D’abord, l’argile est mise dans un moule, pressé, puis sorti. Il faut enlever les imperfections de ce qui est sorti du moule, le refaçonner. Après, il faut le sécher pour enlever l’humidité à l’intérieur du santon, ce qui peut prendre plusieurs semaines. Une fois séché, c’est l’étape du four, qui prend plusieurs jours, puis l’étape de polissage pour que le santon soit bien lisse. Enfin, il y a l’étape de peinture, et cela prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les santonniers passent l’année à fabriquer les santons.

Vous avez aussi un santon spécial pour Compiègne…

Oui, on a une spécialité à Compiègne : les mythiques Picantins de Compiègne. Les Picantins de Compiègne, ce sont les trois personnages qui se trouvent en haut du beffroi de l’Hôtel de Ville ; et qui représentent les ennemis de Compiègne (l’Allemand, l’Anglais et le Flamand). Et nous avons donc fait des santons à leur image il y a une dizaine d’années. Récemment, on a fait faire de nouveaux modèles chez Fouque. On a donc un modèle de santon de Provence, fait à Aix-en-Provence, mais propre à Compiègne. Ça me tenait à cœur d’avoir quelque chose de spécial pour Compiègne, et ce sont donc les Picantins.

Vous faites partie des organisateurs du marché de Noël de Compiègne. Et cette année, c’est un des seuls qui à avoir lieu. Comment se passe cette édition particulière ?

Le marché de Noël un peu spécial cette année. On a réussi à le mettre en place, encore une fois grâce à l’influence de M. Marini. On a fait un marché de Noël surtout symbolique, car contre une quarantaine de chalets habituellement, on est passé à une dizaine seulement.

Bien sûr, on est resté dans le cadre du protocole sanitaire. La place de l’Hôtel de ville est fermée, et nous ne laissons entrer un maximum de 100 personnes. Le port du masque obligatoire, forcément. Devant les stands, on a mis des barrières pour éviter les mouvements de foule. L’avantage, c’est que nous sommes complètement en extérieur.

C’est une année spéciale, un marché de Noël réduit, mais on a su rester dans l’esprit de Noël, avec les santons, les décorations de Noël, le manège, le vin chaud à emporter, le pain d’épice… On a un très bon retour de la part des Compiégnois sur ce marché de Noël.

Le santon, il est possible de l’acheter sur internet, mais ce n’est pas la même chose. Pour beaucoup de mes clients, le choix du santon est un moment traditionnel et familial : ils viennent ensemble, ils choisissent le ou les santon(s) ensemble, et complètent ainsi leur crèche au fil des années. Ma clientèle qui vient sur le marché de Noël de Compiègne était soulagée que je sois là cette année.

Vous vendez aussi vos santons en Click & Collect sur The-ring.io. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette aventure ?

Premièrement, on avait cette incertitude de pouvoir ouvrir, et de ne pouvoir travailler qu’en Click & Collect. Et moi, je n’ai pas de site professionnel, car ça coûte très cher. Le confinement nous a tous pris de court. C’est un ami qui m’a donc parlé de cette application et c’est vrai que c’est intéressant. Ça permet une facilité de travail, une publicité en plus pour notre stand, une meilleure visibilité, mais aussi de pouvoir quand même vendre nos produits en temps de crise sanitaire.

Évidemment, je n’ai pas mis mes 2000 références mais toutes les nouveautés de santons et les Picantins, le pain d’épice, les bonnets « Noël à Compiègne ».

C’est très compliqué d’exercer notre profession cette année. Imaginez-vous qu’après le marché de Noël 2019, la première recette qu’on a fait de l’année, c’était la foire de Strasbourg en juillet. Sept mois d’inactivité ! Cette année, ce sont les aides de l’Etat qui m’ont permis d’acheter les santons.

Et puis même pour l’année prochaine, on a du mal à se projeter… On ne sait jamais ce qui peut nous arriver demain, et l’application permet quand même de travailler.

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>> Le Chalet des Santons : Place de l’Hôtel de Ville, Compiègne

>> Retrouvez le Chalet des Santons à Compiègne sur l’application

Propos recueillis par Marine Souxdorf

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