Mickael Dias, de Cash Web Gambetta, à Lille : « On donne une seconde vie aux objets »

Mickael Dias est le responsable du magasin Cash web de Gambetta. L’enseigne propose le recyclage d’objets d’occasion.

28/02/2020, 11:49 | édité le 31/08/2020, 17:39


Mickael Dias est le responsable du magasin Cash web de Gambetta depuis un an. L’enseigne d’achats et de vente d’objets d’occasion possède neuf boutiques dans les Hauts-de-France.

Racontez-nous votre histoire. Comment êtes-vous arrivé jusqu’ici ?

J’ai commencé comme graphiste, mais j’ai vite abandonné. Puis, j’ai fait tout ce qui est travail dans le bâtiment. Par la suite, je suis arrivée dans le Nord il y a 5 ans et j’ai trouvé par hasard Cash Web. J’ai commencé à travailler pour eux. Puis au bout de deux ans d’ancienneté dans l’entreprise, je suis devenue responsable de la boutique de la rue Gambetta (au 14 rue Gambetta).

Quel est le concept de Cash Web ?

Le concept se voit déjà dans notre logo. Il représente le logo de recyclage. C’est-à-dire qu’on ne vend pas forcément que du neuf. On veut donner au moins une seconde vie aux objets d’occasion.

Qu’est-ce qui rend votre commerce spécial ?

On essaie absolument de se différencier des grosses marques. Nous sommes plus proches de l’entreprise familiale que de la grosse entreprise avec des marges énormes, etc. Ce qui nous différencie le plus, c’est qu’on n’est pas payés à la commission. On va être plus dans le conseil que dans la vente acharnée.

Je suis obligée de dégager une marge pour l’entreprise, c’est normal. Mais quand on achète un produit alors qu’on est commissionné, on a plus intérêt à l’acheter au plus bas prix pour dégager une grande marge derrière. Chez nous, ce n’est pas du tout comme ça. Nous, on va vraiment insister sur le coté humain de la vente et l’achat. Parfois, ça m’arrive même de refuser des produits quand je sais que les gens peuvent vraiment le vendre plus cher de particulier à particulier…  

Comment choisissez-vous les produits que vous achetez et vendez ?

C’est le particulier qui vient. (J’ai parfois aussi des professionnels). Il vient, il me vend son produit, et moi je le revends derrière. Donc forcément, le produit doit être fonctionnel. Nous, à Cash Web, on achète comme si c’était pour nous. Donc on est obligé de faire attention à tous les détails. On aimerait bien tout acheter, mais on doit toujours se demander si ça va se vendre derrière, et rapidement.

Ça dépend aussi de la boutique. Parce qu’il y a plusieurs Cash Web et chacun a un peu sa spécialité en fonction du quartier notamment. Ici, à Gambetta, on est plus axé sur la culture. Par exemple , on a le pôle musique le plus gros de Cash Web.

Pourquoi avoir choisi ce secteur d’activité là ?

J’ai toujours eu la fibre commerciale. Même avant, quand j’étais graphiste. Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours aimé marchander. Même quand je vais au MacDonald’s, je marchande ! Mais j’avais été un peu refroidi par ma première expérience dans le commerce (chez la concurrence en Seine-et-Marne). Puis, j’ai trouvé Cash Web dans le Nord et je me suis dit « allez, ça se tente ». Et je ne suis pas du tout déçu !

Vous travaillez seul ou en équipe ? 

En équipe. Actuellement, on est deux.

Quel est votre rôle dans l’équipe ? 

Moi, en tant que responsable, je dois surtout prendre du recul et vraiment voir la scène de haut, dans sa globalité, pour essayer de manager au mieux. Je préfèrerais plus me cataloguer comme manager que responsable.

On pourrait répondre à cette question pendant des heures. Parce que le panel des choses à faire en tant que manager est tellement énorme (faire des photos, gérer mon SAV, animer et décorer le magasin, …) Généralement, c’est aussi moi qui achète. Car je préfère avoir la responsabilité d’un bon achat comme d’un mauvais achat.

Quel est le plus grand obstacle ? 

Déléguer ! J’ai vraiment du mal à déléguer, même si je fais entièrement confiance en ma collègue. Je ne sais pas pourquoi. Quand j’ai une idée en tête, j’aime bien le faire de moi-même. Parfois, j’ai aussi du mal à exprimer mes idées. Donc, comme j’ai du mal a l’exprimer, je préfère le faire moi-même.

Comment gérez-vous l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ?

Là, du coup, c’est le personnel qui prend ! J’ai déjà eu des responsables qui, dès qu’il rentraient chez eux, se coupaient totalement du travail. J’avoue que je ne suis pas du tout comme ça. Quand je rentre chez moi, je suis encore à Cash Web. Je me suis vite imprégnée de l’identité Cash Web, et j’avoue que j’ai du mal à couper les ponts.

Pourquoi vous lancer dans l’aventure the-ring.io ?

Qui ne tente rien n’a rien ! Je ne connaissais pas, mais après tout, Facebook, quand ça s’est lancé, personne ne connaissait non plus. Alors je me suis dit pourquoi pas ! En plus, c’est une start-up. Je veux donc donner sa chance à cette entreprise comme à moi on m’a donné ma chance.

Personnellement, Instagram, je n’y arrive pas, je ne connais pas. Les hashtags, et tout ça … Je fais très mal. Et je me dis donc que si moi je n’y arrive pas, peut-être qu’il y a d’autres personnes qui n’y arrivent pas non plus. Et là, au niveau de the-ring.io, l’interface a l’air d’être assez simple.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ? 

Moi ça ne ma dérangerait pas d’ouvrir mon propre Cash web. Mais après, on verra bien si le patron a cette idée d’en ouvrir un autre. C’est vrai que c’est quelque chose qui pourrait me plaire. J’aimerais peut-être bien aussi ouvrir ma propre entreprise dans le futur, mais après, je n’ai pas soif de responsabilité. Dès que je trouve quelque chose qui me plaît, je fonce !

Alors quand on me pose cette question, je réponds toujours : « On verra dans cinq ans !». Parce que je n’aime pas prévoir.

Propos recueillis par Marine Souxdorf

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