Mike du Base Camp à Lille : «Un bar chalet à l’ambiance rider»

Le Base Camp à Lille, un bar chalet bien connu des étudiants lillois ...

21/07/2020, 17:03 | édité le 21/07/2020, 17:04


Mike est co-responsable du bar le Base Camp à Lille depuis deux ans. Avec son frère, ils ont repris ce bar chalet bien connu des étudiants lillois …

Nous l’avons rencontré 🎤

Le Base Camp, qu’est-ce que c’est ?

C’est un bar chalet, donc dès que vous rentrez, vous verrez qu’on est à fond dans le thème du ski, de la montagne, des riders, tout ça. Vous pouvez même voir des planches de surf et des skis aux murs.

Disons que nous sommes un bar avec des horaires de boîte. Nous n’avons pas un espace de discothèque comme d’autres établissements de notre rue, la rue Masséna. La semaine, nous sommes plus un bar avec ses habitués. Puis le week-end, on a beaucoup plus de personnes nouvelles. Et lors de ces jours-là, ça se transforme de plus en plus en boîte, c’est vrai. C’est bien, ce sont d’autres ambiances, d’autres types de soirées. C’est un lieu qui change, qui évolue.

Le Base Camp Lille

Vous avez repris ce bar il y a deux ans. Qu’est-ce qui vous y a poussé ?

C’est mon frère qui voulait devenir ce pote qui possède un bar. A la base, c’est vraiment parti d’une blague ! C’est parti de rien ! Il avait donc cette envie, mais il ne voulait pas se lancer dans l’aventure si je ne me lançais pas avec lui. Alors je l’ai suivi !

A la base, nous ne travaillons pas du tout dans ce domaine. Lui, il travaillait dans le commerce de voitures et moi, en manutention. Donc vraiment rien à voir !

Comment s’est passée cette reprise ?

Mon frère cherchait donc à concrétiser son idée. Et on lui a proposé de visiter le Base Camp Lille. Moi, j’étais déjà sorti une fois ici, et je savais qu’il y avait une belle cave et que le local avait un bon potentiel, sans en savoir forcément plus. Et de fil en aiguilles, ça s’est fait !

Steve, l’ancien patron, nous a aiguillé sur sa manière de gérer le bar, puisqu’il l’a quand même géré tout seul pendant 6-7 ans. Et nous, nous n’avions pas d’expérience dans ce domaine, donc on avait quand même besoin d’un peu d’apprentissage.

En fait, on a gardé la même entité, le même nom, le même fonctionnement, le même concept. On a tout de même fait beaucoup de travaux. Et comme on avait perdu le droit d’ouverture tardive lors de la passation de licence, au moment de faire les travaux, on s’est arrangé pour que notre bar soit légitime pour redemander les heures de boîte.

Le Base Camp Lille

Pourquoi avoir opté pour cet univers de chalet de montagne ?

On a repris le concept tel quel, et l’ambiance aussi. Le Base Camp Lille, c’était déjà une entité qui existait depuis 2012. Et une entité qui marchait ! Donc pourquoi changer quelque chose qui marche ? Nous, nous n’avions pas en amont un autre projet à mettre en avant. Donc on a tout gardé comme c’était, et comme en plus, c’est un bar d’habitués, quitte à garder les habitués, autant le faire !

En parlant d’habitués, quel type de clientèle avez-vous ?

Alors, oui, on a beaucoup d’habitués. Cependant, ce sont des habitués qui vieillissent au bout d’un moment et qui sortent de moins en moins. Donc on a une nouvelle ère d’habitués chaque année en fait.

De base, nos clients sont surtout des étudiants, plus ou moins entre 18 et 22 ans. Au fil du temps, on essaie de faire en sorte de diversifier notre clientèle. Sur la semaine, on propose des soirées différentes chaque jour, pour viser une clientèle différente. Le lundi par exemple, il y a les soirées Erasmus, en partenariat avec le Gorilla Project, qui du coup nous ramènent les étudiants internationaux. Et souvent, ils reviennent le mercredi pour les soirées reggaeton, d’ailleurs.

A côté de ça, on essaie, par le biais de notre staff un peu plus âgé et plus expérimenté dans le métier, de travailler sur nos produits pour proposer du plus qualitatif, de manière à viser une clientèle un peu différente et peut-être un peu plus âgée. On voit que la moyenne d’âge monte peu à peu. Mais la majorité de nos clients sont encore aujourd’hui les étudiants.

Le Base Camp Lille

Comme la majorité de vos clients sont des étudiants, comment vivez-vous cette période particulière post-confinement ?

Nous, on a eu la chance de pouvoir tout de même ouvrir. Parce que beaucoup d’enseignes de la rue Masséna de Lille sont encore fermées à l’heure actuelle, puisqu’on ne sait pas encore quand les boîtes pourront rouvrir.

Et là, c’est l’été, donc en cette période, c’est toujours un peu calme pour nous. Les étudiants sont soit en vacances, soit repartis chez leurs parents qui n’habitent pas forcément à Lille même. Mais ça bouge quand même ! Honnêtement, on n’a pas à se plaindre. Pour un été, en plus de la situation actuelle, franchement, ça va ! On ne se plaint pas du tout de la situation.

Quelle est la difficulté que vous rencontrez quotidiennement dans votre profession ?

Le monde de la nuit a ses avantages et bien sûr, ses inconvénients. C’est l’atmosphère qui s’y prête, mais parfois, avec la musique qui va très fort, quand on est en train de discuter avec le client pour prendre la commande, au bout d’une certaine heure, on ne s’entend plus. On manque un peu d’espace, les gens sont serrés, ils dansent sur le bar et sur les tables. Donc il faut crier pour entendre et se faire entendre. Et avec le degré d’alcool qui monte très vite … Il y a une tension permanente. Et encore plus quand on est responsable, bien sûr, parce que s’il y a des problèmes, c’est sur moi qui ça tombe.

Mais après, un barman, quand il s’aventure dans ce métier, il se doute bien que ce ne sera pas tous les jours facile.

Le Base Camp Lille

Comment gérez-vous votre communication en ligne ?

Au début, la communication était relayée et déléguée un peu par tout le monde et c’était parfois compliqué. Et là, ça fait six mois qu’on a quelqu’un qui s’occupe de la communication uniquement. Et maintenant, ça se passe beaucoup mieux. On communique surtout sur nos réseaux sociaux pour les événements des différentes soirées à thème. Mais bon, aujourd’hui, on fait moins de communication, vu qu’on ne peut plus faire de soirées après minuit à cause des règles post-confinement.

Mais nous ne nous plaignons pas, parce que nous évoluons, et nous savons qu’au moment où nous pourrons repartir à 100%, nous serons prêts !

Quels sont vos voeux pour le futur ?

On espère vraiment pouvoir commencer la rentrée avec la réouverture des boîtes et les horaires nocturnes. Nous aimerions commencer l’année scolaire comme on l’a préparée finalement en deux ans. Selon moi, ces deux dernières années ont été une préparation pour cette vraie rentrée, maintenant, là, en septembre, avec un vrai staff et un vrai concept propre et carré !

>> Base Camp : 3 Rue Masséna, Lille

Propos recueillis par Marine Souxdorf