Mounir de Mobile House à Lille : « Nous, nous sommes humains »

Mounir Hizour a 15 ans d'expérience dans le domaine du high tech. Il possède deux magasins à Lille.

20/01/2020, 17:11 | édité le 23/03/2020 , 16:24

Gérant de la boutique Mobile House

Mounir Hizour est le gérant de Mobile House, commerce de téléphonie, de réparation et d’accessoires. Mounir Hizour a déjà quinze ans d’expérience, avec sa première enseigne située dans le quartier de Wazemmes. Il a ouvert son deuxième commerce il y a quatre ans, en plein centre, dans la rue du Sec Arembault.

Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer votre commerce ? 

Je suis rentré dedans quand j’étais jeune, à 18-19 ans. A l’époque, c’était le départ du high-tech. J’ai toujours aimé ce développement-là, de cette nouvelle technologie qui est le téléphone portable. J’aimais faire de la recherche et comprendre ce qui n’allait pas sur un téléphone. C’est ça qui m’a donné goût au métier.

Vous êtes en plein cœur de Lille, dans le centre. Pourquoi avoir choisi cet endroit pour ouvrir un commerce ?

Tout simplement pour une question de concurrence. Dans la périphérie, comme à Wazemmes, le marché est saturé, il y a déjà pas mal de boutiques dans notre domaine. Ici, dans le centre, il y a la FNAC à Lille qui ramène beaucoup de monde, surtout au niveau du high tech. Il fallait qu’on s’implante plus ou moins proches d’eux. Et surtout, c’est une rue passante, alors c’est encore mieux !

Qu’est-ce qui rend votre commerce spécial ?  

L’innovation, tout simplement ! On a plein de machines, on est toujours à la pointe de la technologie. Pour toujours donner le meilleur à nos clients. On essaie de répondre à toutes les demandes et de satisfaire le client

Mon métier, c’est un métier de contact, un métier de relation. Ici c’est une boutique de famille, de proximité. Et ça, le client, c’est ce qu’il recherche. On donne du temps aux clients, contrairement aux concurrents autour. Ce sont des chaines, des robots. Nous, nous sommes humains.

Réparation Mobile House

Quelles sont les problématiques que vous rencontrez dans votre métier quotidiennement ?

D’abord, c’est l’exigence du client. Il va venir pour une réparation d’écran par exemple, et il ne comprendra pas forcément la réponse qu’on leur donnera parce qu’il ne la comprend pas. Il y a des pannes qui sont reliées : vous pouvez réparer quelque chose, mais en réparant, créer un problème ailleurs. Ça, le client ne le sait pas forcément. Lui, il voit juste un écran cassé, tout simplement.  

Avez-vous un type de clients plus ciblé par votre commerce ? 

Nos clients, ce sont tous les membres d’une famille. On touche du plus jeune au plus vieux. Tous les clients qui viennent sont les bienvenus, on essaie de répondre à toutes les demandes. On n’a pas de frontière !

Voyez-vous une évolution depuis quelques années au niveau de la fréquentation des clients ? 

Bien sûr ! Ça évolue, et on travaille pour ça. Parce que si on n’évolue pas, on meurt ! Et pour se développer, il faut se donner les moyens. Sinon notre business chute au bout d’un moment.

Sentez-vous que votre commerce souffre du e-commerce ? 

Je pense que tous les commerces autour du mien ont été touchés. Depuis qu’il existe les MarketPlace, bien sûr, nous sommes touchés par ça. Peut-être même plus dans ce milieu du high-tech. On a beaucoup de clients qui nous disent : « Sur internet c’est moins cher. » Tous les jours on entend ça !

Si vous aviez un message à passer aux consommateurs qui achètent uniquement en e-commerce, lequel serait-il ? 

Ce que je dis tous les jours aux clients ici : dans un commerce de proximité, il y a des choses qu’internet ne peut pas remplacer. Je vous donne un exemple : quand vous achetez une coque ou une pochette pour votre téléphone sur internet, vous ne pouvez pas la toucher, ni la tester, ni la voir en vrai, ce sont juste des photos. En boutique, vous pouvez faire ça ! Il y a cette proximité, il y a ce conseil, il y a le sourire.  C’est plein de bonnes choses comme ça qu’internet ne peut pas remplacer. Venez découvrir notre rue plus d’informations sur le blog Lille.

Magasin Mobile House Lille

Comment gérez-vous votre présence sur les réseaux ?

On essaie de se développer petit à petit. On est sur Youtube, Instagram, Snapchat, Facebook… Ce sont des choses qu’il faut développer de plus en plus, parce qu’aujourd’hui, c’est comme ça que ça marche. Les réseaux sociaux, c’est important !

Vous êtes référencé comme établissement connecté sur la plateforme the-ring.io. Pourquoi s’être lancée dans l’aventure ? 

Parce que c’est une bonne idée ! Et c’est aussi un autre moyen pour se faire connaître, et tous les moyens sont bons pour se faire connaître. Aujourd’hui, il ne faut pas se mettre de frein.

Quels conseils donneriez-vous à un futur commerçant qui souhaite se lancer ? 

S’il n’a pas d’expérience, ça ne sert à rien ! Il ne faut pas qu’il se lance dans n’importe quoi : il y a plein de paramètres à prendre en compte. Aujourd’hui personne n’a la solution ultime pour ouvrir un commerce en étant sûr que ça marchera.