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Nadine, de gLOVEme à Lille : « Il faut aimer le challenge ! »

Juste en face de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, Nadine a ouvert sa ganterie Glovesme en septembre 2018.

Publié le 7 février 2020

nadine petit de chez gloveme

Nadine Petit travaillait dans un établissement financier depuis des années. Le jour où son entreprise a été restructurée, elle a décidé de se lancer dans une nouvelle carrière. En septembre 2018, elle ouvre donc sa ganterie gLOVEme dans le Vieux-Lille, juste en face de la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille. Dans son commerce, elle se voue enfin à sa passion, la maroquinerie, en vendant gants et sacs en cuir Made in Italy.

Qu’est ce qui rend votre commerce spécial ?

Alors, d’abord, c’est une ganterie. La ganterie n’existe plus vraiment. Les gants et sacs sont souvent vendus dans les commerces de mode en tant qu’accessoires, mais il n’existe plus de magasins spécialisés là-dedans. C’était d’ailleurs le premier challenge de mon commerce !

Ensuite, on est sur des modèles de création, et de l’artisanat. Rien n’est industriel. gLOVEme est en fait une marque italienne. C’est un créateur italien, issu d’une famille de maîtres gantiers, qui créé tous les modèles que je vends. Du coup, la marque existe surtout en Italie. En France, il existe seulement un magasin à Nice et une boutique éphémère à Saint-Paul de Vence, mais c’est tout. Et à Lille, forcément, je suis la seule à vendre la marque gLOVEme.  

La dernière chose qui rend ma boutique spéciale, c’est ma proximité avec les clients et le contact permanent avec le créateur. Grâce à ça, on peut vraiment répondre à la demande des clients. Par exemple, beaucoup de clientes demandaient à avoir une petite pochette à l’extérieur des sacs. Et après discussion avec le créateur, j’ai pu répondre à cette demande, et ça c’est extraordinaire !

Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?

La vente. Mais ça va plus loin que ça : c’est le conseil auprès de chaque cliente. L’aider à choisir le bon gant, adapté à sa main, la couleur qui lui va le mieux par rapport à son habitude de s’habiller, par rapport à ses autres accessoires … C’est le relationnel avec le client au-delà même de la vente du produit.

Quelles sont les problèmes rencontrés quotidiennement dans votre travail ?

Faire venir les clients ! Ça, c’est le plus gros problème. C’est le pilier de mon travail : attirer le client. Et c’est plus compliqué que je ne le pensais. Les clients sont volatiles. Quoique maintenant, depuis que j’existe, j’ai une clientèle qui devient fidèle, mais ça reste difficile.

A l’approche des élections municipales, qu’est-ce que vous attendez des prochains élus ?

J’attends qu’ils dynamisent le quartier.  Comme tous les commerçants de ce quartier, je trouve que rien n’est fait ici. Que ce soit d’un point de vue lumière par exemple.  Vous venez à 17h, je ne vais pas dire que ça fait peur, mais presque. Il n’y a pas de lumière ! Et prenez Noël : il y a juste un petit arbre illuminé et pas très beau (selon moi) sur la Place Gilleson. Cette place de la Cathédrale n’est pas illuminée, n’est pas mise en valeur. Ce serait bien de créer une attractivité du quartier, ne serait-ce que par la luminosité déjà.

Et même en général, faire un peu plus vivre la zone. Pourquoi ne pas organiser un marché de créateurs pendant les fêtes, par exemple ?

Est-ce que vous avez un type de clients plus ciblé par votre commerce ?

Mes clientes sont des femmes qui s’habillent et qui font attention à leur allure. C’est plutôt la jeune femme active à partir de 30 ans. J’ai aussi beaucoup de retraitées, parce qu’aujourd’hui, les retraitées ont des vies actives et sortent énormément. Et elles aiment se donner une belle allure. Du coup, mes clientes ont de 30 ans jusqu’à plus de 60 ans.

produits-gloveme

Est-ce que vous sentez que votre commerce souffre du e-commerce ?

Mon magasin est plutôt nouveau, vu que j’ai ouvert en septembre 2018. Donc je ne me rends pas vraiment compte, parce que je n’ai pas assez de recul.

Si vous aviez un message à passer aux consommateurs qui achètent uniquement en e-commerce, lequel serait-il ? 

D’un côté je peux les comprendre. C’est vrai qu’il y a beaucoup de commerces de mass market qui ne pensent qu’à vendre, et qui oublient le conseil du client. Et si les personnes se sont tournées vers internet, c’est peut-être aussi de la faute des commerçants. Ce n’est pas seulement à cause des particuliers et de leur changement de consommation. Est-ce que pendant un moment, on n’aurait pas oublié de choyer nos clients, de les écouter, pour simplement mettre la vente en priorité ? Cela a peut-être fait que ces clients ne voyaient pas ce qu’ils avaient à perdre en allant commander sur internet plutôt qu’en allant en magasin.

Comment gérez-vous votre présence sur les réseaux, sur le web ?

Très mal !  J’ai des comptes sur les réseaux sociaux et un site internet, mais je ne suis pas assez active. A titre personnel, je ne suis pas présente sur ces choses. Je ne vois pas l’intérêt de mettre sa vie sur les réseaux. C’est donc quelque chose que j’ai découvert en ouvrant la boutique, quelque chose de tout nouveau pour moi. Et par manque d’expérience et d’envie, je le fais très mal.

Vous êtes référencé comme établissement connecté sur la plateforme the-ring.io. Pourquoi s’être lancé dans l’aventure ?

Parce que c’est un moyen de communication locale. J’ai trouvé l’idée très bien, très belle et qui pourrait être prometteuse. Ça m’a bien plu. Créer justement un réseau, une association commerciale, c’est peut-être ce qu’il manque ici.

Quels conseils donneriez-vous à un futur commerçant qui souhaite se lancer ?

D’être bien entouré, tout d’abord. Parce que c’est un métier difficile. Il faut pouvoir garder confiance et pouvoir échanger. Donc l’entourage compte énormément, ne serait-ce que pour le soutien moral. C’est important d’avoir le soutien de sa famille. Moi, par exemple, j’estimais qu’il me fallait l’approbation de ma famille avant de me lancer. Parce que ça bouleverse une vie familiale : les horaires changent, on a moins de vacances, moins de confort financier …

Il faut savoir supporter la pression. Parce qu’on se demande constamment si on va pouvoir faire son chiffre, si on va pouvoir payer ses factures …

Il faut avoir confiance en soi. Si on n’a pas confiance en soi, ce n’est même pas la peine d’essayer !

Il faut aussi être prêt à apprendre. Vous ne pouvez ne pas avoir toutes les compétences dès le début, car un chef d’entreprise a plein de casquettes. Avant de faire ce projet, il faut connaitre ses capacités et savoir celles qui nous manquent pour par exemple faire une formation dans ce domaine.

Et surtout : il faut aimer le challenge !

Propos recueillis par Marine Souxdorf

>> Vous aimez la création ? Ne manquez pas le salon de créateurs lillois vendredi 7 février.

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