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L'équipe d'Acuitis à Lille

Sophie, de Acuitis à Lille : «Accueil et qualité, c’est ça la clé !»

Sophie de Backer est opticienne et responsable du magasin Acuitis de Lille. La chaîne a ouvert sa succursale lilloise en 2017.

12/02/2020, 18:54 | édité le 31/07/2020, 16:18


Sophie de Backer est opticienne depuis 1994. Lorsque la marque d’opticiens et audioprothésistes Acuitis a ouvert sa première succursale lilloise sur la rue Esquermoise, elle en est devenue la responsable. Acuitis est une chaîne qui existe depuis dix ans en France et en Europe. Elle n’est par contre pas encore très connue dans le Nord.  

Qu’est-ce qui rend votre commerce spécial ?  

Ce sont nos modèles en eux-mêmes. Nous ne vendons que des modèles de notre propre marque, qui sont de création française. Et nous travaillons avec des matériaux particuliers : le bambou et le magnésium par exemple. On peut aussi personnaliser les lunettes en proposant de la coloration de monture, de la matification… Chez nous, c’est la création avant tout !  Des choses que les opticiens « classiques » ne font pas forcément.  

Vous êtes dans l’un des plus beaux quartiers de Lille. Pourquoi avoir choisi le Vieux Lille pour ouvrir un commerce ?

Pour une question de trafic et de positionnement aussi. Nous vendons des produits de création, des produits différents, donc très adaptés à la clientèle du Vieux-Lille. Aujourd’hui, les gens du Vieux-Lille ne cherchent pas forcément de la marque, mais des choses qui sortent du lot. Et notre petit plus dans le quartier, c’est notre attractivité de prix. On a des modèles de qualité et qu’on peut personnaliser, mais qui, en même temps, sont à des prix abordables.  

Que préférez-vous dans votre métier ? 

Ce que je préfère dans mon métier, c’est la relation client. C’est cette relation qui se crée à partir du moment où le client passe la porte. Et quand le client nous envoie ensuite d’autres clients, c’est encore plus satisfaisant ! J’aime la relation client encore plus que le côté technique de mon métier. Alors qu’à la base, lors de mes études, c’est plus le coté technique que j’ai étudié. Encore aujourd’hui, on étudie très peu la partie vente et commerce dans nos études d’opticiens. Alors que maintenant, l’opticien est aussi un vendeur.

Quelles sont les problématiques que vous rencontrez dans votre métier quotidiennement ?

En tant qu’opticiens, nous avons une problématique particulière qui est celle liée aux mutuelles. Notre barrière aujourd’hui pour vendre à certains clients, c’est la mutuelle. Parce que quand on n’est pas partenaire avec la mutuelle, les clients ne viennent pas forcément, parce qu’ils seront moins bien remboursés. Dans ce domaine-là, le prix peut être attractif et compétitif, il y a toujours la notion de remboursement qui rentre en compte. Après, on est quand même partenaires avec pas mal de mutuelles, alors on s’en sort très bien. Mais de voir qu’un client est séduit par notre marque, mais qu’il décide finalement de ne pas acheter chez nous à cause de ce problème de remboursement, c’est tellement dommage !

Voyez-vous une évolution depuis quelques années au niveau de la fréquentation des clients ? 

Oui, parce qu’on se fait de plus en plus connaître. Dans le Nord, Acuitis était une marque très peu connue. Avant, les clients ne poussaient donc pas la porte. Aujourd’hui, notre flux de clients est bien plus important qu’il y a deux ans. Le bouche à oreille commence à vraiment bien fonctionner ! Beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont été conseillés par d’autres.

Sentez-vous que votre commerce souffre du e-commerce ? 

Non, je dirais même que pas du tout. J’ai pu en avoir peur au départ, mais aujourd’hui, je me rends compte qu’il y a très peu d’impact. Je pense que le client est conscient qu’on ne peut pas tout faire en e-commerce pour des lunettes. Un bon centrage de lunettes ne se fait pas en en ligne ! C’est avant tout un produit médical.  

Vous êtes référencé comme établissement connecté sur la plateforme the-ring.io. Pourquoi s’être lancé dans l’aventure ? 

J’y ai trouvé une vraie attractivité parce que c’est quelque chose de local. Certains clients sont très attirés par cette idée de faire fonctionner les commerçants locaux. Et si ça intéresse nos clients, ça nous intéresse aussi ! Je me suis dit que ça ne pouvait qu’être un avantage d’être référencé sur the-ring.io.

Quels conseils donneriez-vous à un futur commerçant qui souhaite se lancer ? 

L’essentiel dans le domaine du commerce aujourd’hui, c’est l’accueil. Être accueillant, être proche du client et offrir un service de qualité, c’est ça, la clé. Accueil et qualité ! Chez nous, ça fait même partie de la philosophie de l’entreprise.

Propos recueillis par Marine Souxdorf