Stéphane de La Gourmandine à Lille : « Notre concept est un peu hybride et inédit »

Stéphane et Laurence Joubin sont les nouveaux gérants de la Gourmandine à Lille. Leur concept : de la restauration rapide mais saine !

27/01/2020, 17:04 | édité le 31/08/2020, 18:05


Stéphane Joubin est l’un des gérants de La Gourmandine Lilloise, au 94 rue de l’Hôpital Militaire. Avec sa compagne Laurence, ils ont repris cette enseigne de traiteur à emporter il y a six mois. Ils se concentrent sur l’heure du midi en proposant sandwichs, salades, plats préparés et desserts. Et tout cela fait sur place avec des produits frais !

Depuis quand avez-vous ce commerce ? 

Nous avons repris le fonds de commerce en juin 2019. A la base c’était une boucherie (dans les années 90). Et puis ça s’est transformé petit à petit. Mon prédécesseur s’est rendu compte qu’il y avait de moins en moins d’amateurs de viande dans la ville. Les gens étaient plus intéressés par des offres plus rapides à manger. Il a donc plus orienté son offre vers ça.  Nous, on a repris en suivant son esprit de A à Z.

Qu’est-ce qui rend votre commerce spécial ?  

Ce qui plaît aux gens, c’est le côté artisanal. Ils viennent chez nous pour cette cuisine faite maison, familiale, simple, bonne mais aussi rapide.

C’est vrai qu’on a un concept un peu hybride et inédit : de la restauration rapide et artisanale. Ce n’est pas une boulangerie, ni un boucher, ni un traiteur, c’est tout à la fois.

Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer votre commerce ? 

Je n’étais pas du tout du métier, je travaillais dans tout autre chose. Mais avec Laurence, on avait ce rêve de racheter une boucherie. Je me suis donc formé pendant deux ans dans ce domaine. Et puis Laurence et moi, on a commencé à chercher une structure, mais pas moyen de trouver ce que l’on cherchait. Et c’est en se baladant qu’on est tombé par hasard sur cette structure.

buffet de la Gourmandine à Lille

Que préférez-vous dans votre métier ? 

Moi, j’aime bien quand ça change et quand j’apprends de nouvelles choses. Alors la vente, j’aime bien, mais j’en faisais déjà avant. Ce qui m’intéresse le plus aujourd’hui, c’est toute la partie production : la maitrise du produit, les recettes, l’organisation du travail, la gestion des stocks alimentaires … C’est tout ce que j’ai appris et que je peux enfin mettre en application.

Ce que j’aime aussi, c’est de pouvoir travailler avec Laurence, ma compagne. Elle travaille à mi-temps ici, parce qu’elle a un autre travail. C’était tout de même l’objectif de ce commerce : travailler ensemble.

Maintenant que s’approchent les élections, qu’attendez-vous des prochains élus ?

Au départ, avant la création, nous sommes quand même bien accompagnés, parce qu’il y a des gens dont le métier est d’accompagner des créateurs et repreneurs d’entreprise. Mais une fois lancés, nous sommes tous seuls ! A partir du moment où on se retrouve dans le bateau, eux restent sur la plage et nous laissent seuls en pleine mer, à affronter les tempêtes.

Avez-vous un type de clients plus ciblé par votre commerce ? 

Il y a deux types de clientèle. D’abord, il y a les gens qui font vraiment attention à leur ligne et à ce qu’ils mangent. Ces gens savent qu’ici tout est fait sur place et qu’on ne cuisine que des produits frais. Ici, c’est du 100% naturel ! C’est vrai qu’en ce moment, il y a une vraie tendance de la cuisine bien être et écologique.

Le deuxième type de clientèle, c’est un peu l’inverse. Ce sont ceux qui aiment bien manger des choses un peu lourdes. Ces personnes vont venir ici pour prendre une choucroute, un gratin Dauphinois, de la langue de bœuf… Par contre, La Gourmandine n’est pas un fast food non plus : c’est lourd mais c’est sain, on travaille avec des bons produits. Et ça, nous sommes les seuls à le faire.

Quels sont vos projets futurs pour le commerce ?

On aimerait bien développer une activité de traiteur, peut être avec même avec un moyen de livraison ou avec l’ouverture d’un deuxième point de vente. Pour l’instant, nous n’ouvrons que le midi, mais on aimerait proposer cette offre, notamment pour le soir. Ce sera pour des gens qui ont envie d’organiser un petit évènement ou un petit cocktail avec de la nourriture, un buffet, et proposer quelque chose qui ne sera pas industriel, mais fait maison et artisanale.  C’est ce qu’on aimerait développer à l’avenir.

Comment gérez-vous votre présence sur les réseaux, sur le web ?

On ne les gère pas ! On est sur Facebook, mais on ne l’anime pas du tout. Pour l’instant, on n’a pas le temps de le faire. Et puis, notre clientèle du midi qui sort des bureaux pour sa pause midi n’a pas le temps d’aller voir le plat du jour de la Gourmandine sur Facebook.

Bien sûr, on devra quand même s’occuper de notre présence sur les réseaux quand on va vouloir développer notre service de traiteur, pour le faire connaître.

Vous êtes référencé comme établissement connecté sur la plateforme the-ring.io. Pourquoi avoir décidé de se lancer dans l’aventure ?

C’est intéressant sur la démarche de proximité, car les gens adorent tout ce qui est lié au local, à l’écolo, à la proximité … Ce sont des thèmes à la mode en ce moment. Alors la démarche de the-ring interpelle les gens. Et l’avantage c’est que c’est qu’il n’y a pas seulement les métiers de bouche, mais tous les commerçants et artisans. Et en plus, on cherchait un système de click and collect pour la Gourmandine. On fait d’une pierre deux coups.

Et on verra avec le temps comment ça se développe. Il faut que la mayonnaise de the-ring.io prenne !

Quels conseils donneriez-vous à un futur commerçant qui souhaite se lancer ? 

1 : de bien se former. 2 : de bien s’entourer, de solliciter les bonnes personnes. 3 : de ne pas compter ses heures. Et 4 : d’avoir une équipe stable. Et puis après il faut y aller !

Aussi, pour une personne qui veut, comme nous, reprendre un commerce, je lui conseille de ne presque rien changer. Quand quelqu’un reprend un commerce et qu’il change tout, il se plante ! Nous, alors que nous n’avons rien changé, on entend quand même des clients dire : « c’est plus comme avant !»

Vous aimez la nourriture faite maison ? Découvrez aussi L’Endroit, dans le même quartier que la Gourmandine.

Propos recueillis par Marine Souxdorf